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Back for wool, and for good

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Non, vous ne rêvez pas: la laine fait son come-back sur ce blog ! J’ai repris le fil avec mes projets de voyage, car il n’y a rien de tel que de tricoter en regardant défiler les paysages. Ceci-dit, je n’ai toujours rien à vous montrer… sauf l’écharpe paternelle, prévue pour Noël 2014 et remise aux premiers jours de printemps (et dont les photos suivront bientôt). Par contre, tout comme mon envie de tricoter, mon stock de laine ne fait que grandir. Or les circonstances sont plus qu’aggravantes: je n’ai toujours pas terminé le gilet Larch, ni même entamé le fil de Schaffhouse dont je vous parlais tantôt, si ce n’est pour un échantillon en vue d’un gilet Paulie à ma taille cette fois (pas comme !).

Oui, j’avoue… j’ai à nouveau acheté de la laine. Et je ne vous parle pas de trois pelotes qui se battent en duel… mais de six écheveaux de 100 g de laine pure, magnifiques, ceux-là même qui trônent en tête de ce billet (et non, ce n’est pas moi qui ai fait le pichet.. j’aurais bien aimé cela-dit, mais comme il vient du fin fond du canton de Vaud, je me suis dit qu’il serait pas mal raccord avec la thématique « artisanat » de ce billet). Car oui, pour soulager ma conscience (et ressusciter ce blog moribond), je me suis dit que l’histoire de cette laine ferait un beau billet. Puisque je vous dis que je recycle tout.

Pour ma défense… Nous étions un 31 décembre. C’est bien connu, en 2014, j’étais encore jeune et insouciante… La période des fêtes était sur le point de se terminer et – contre toute attente – j’avais survécu. En plus, si je vous dis que nous étions en Ardèche, dans une région riche en fibres de mouton…et que des copains pas spécialement versés dans les arts de la laine m’ont emmenée voir la coopérative Ardelaine, à Saint-Pierreville, dont je n’avais entendu parler qu’une fois, sur le forum T&N, dans une discussion sur le tricot éthique. Difficile, dans ces conditions, de ne pas faire une rechute. Et puis j’ai une réputation à soigner, quand même.

Comme ils l’expliquent très bien sur leur site, que je vous invite à aller voir, cette coopérative est née d’un pari entre soixante-huitards d’horizons divers. Et quand je dis divers, c’est très divers, puisqu’il y avait au départ un architecte, une gestionnaire, un mécanicien, une institutrice, une orthophoniste, un agriculteur et un « compagnon du devoir »! En 1972, voyant que les éleveurs jetaient la laine des moutons, refusée par l’industrie, qui préférait une laine plus uniforme en grandes quantitiés, ces nouveaux aventuriers décident de réhabiliter les bâtiments d’une filature – achetée pour une bouchée de pain – et d’apprendre les métiers liés à cet artisanat. En 1982, ils créent leur coopérative, qui prône déjà les circuits courts, sans intermédiaire, (vente sur place, sur les foires et salons bio et par correspondance). Comme les affaires marchent, à partir de 1991, ils commencent à développer les activités du site et ouvrent leurs infrastructures au public… Aujourd’hui, Ardelaine, c’est 37 salariés, une filature, un musée, un café-librairie, un restaurant, une conserverie, beaucoup de belle laine et des moutons heureux. Pas mal en temps de crise, vous ne trouvez pas ?

Les photos que vous voyez ci-dessus sont le clou de la visite – j’avoue pas très folichonne, mais adaptée au public familial venu en nombre, ce qui faisait tout de même plaisir à voir. J’aurais préféré une présentation plus technique et voir les ateliers, mais ce n’était hélas possible que le dimanche pour des questions de réglementation… Vous comprenez mieux, maintenant, pourquoi je me suis rattrapée sur leur boutique. Au cas où vous vous poseriez la question, ils ne m’ont pas fait un prix en échange de ce billet, j’en ai eu pour quelque 33 euros, mais ils le valaient bien. À dire vrai, j’étais tellement conquise que je leur aurais acheté un matelas les yeux fermés… Heureusement pour mon portefeuille, je devais rentrer en train et étais déjà bien assez chargée comme ça! Si jamais, pour ne pas faire comme moi et vous informer avant de venir, je vous conseille d’aller faire un tour par cette page, où vous trouverez toutes les informations nécessaires…

En préparant ce billet (commencé il y a longtemps, du temps où je croyais pouvoir tenir mes bonnes résolutions), j’ai vu – signe de la bonne santé de cette coopérative – que des emplois étaient à pourvoir, notamment dans le domaine culturel et pédagogique, ce qui laisse penser qu’ils étofferont bientôt l’offre du musée…et, qui sait, peut-être proposeront-ils un jour des visites spéciales tricoteuses. J’avoue que j’ai failli proposer ma candidature… mais, comme dirait ma prof de poterie, pas de bol (ahah), la date limite était le 31 janvier, jour de ma visite… Plus que trop tard, donc. Une autre fois, peut-être!

Je vous souhaite un bon printemps et de belles fêtes de Pâques, pour ceux et celles qui les fêtent 😉

Before Dark, de Veera Välimäki, est tombé de mes aiguilles ce dimanche ! Il tombe à point nommé car, s’il faut du rose pour soigner la sinistrose, pour la grisaille, quoi de mieux que du gris-souris 🙂 ?

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Après l’avoir porté toute la semaine sans boutons, je me suis finalement décidée à les acheter et à les coudre, et voilà le travail !

Comme vous pouvez le voir, Before Dark est un gilet-veste à col montant, pratique quand on hésite entre le camp des optimistes qui s’enrhument aux premiers rayons de soleil et celui des pessimistes qui rentabilisent leur manteau d’hiver jusqu’en juin… Je peux le porter sur un T-shirt ou un pull fin, et il se glisse sans problème sous un manteau. Il ne risque donc pas de végéter dans mon armoire, celui-là !

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Le modèle est très simple. J’ai même hésité à acheter le patron et à le faire à ma sauce à dire vrai. Mais cela m’aurait pris des plombes, et je ne pouvais pas attendre. Un patron si simple et si efficace donne vraiment envie de se remettre à la création de toutes pièces..

Modifs : comme je voulais qu’il se tienne bien droit, j’ai utilisé des aiguilles plus fines pour toute la première partie au point-mousse. Les manches ont été tricotées en rond avec des aiguilles plus larges. J’ai également fait une double diminution supplémentaire pour marquer la taille – sans répercuter pour autant ce changement dans les augmentations qui suivent. Je suis un sablier, certes, mais je voulais quelque chose qui tombe comme mon manteau de style « motard » dont il sera le complément parfait lorsqu’il fera moins 40.

Au début, je grinçais un peu des dents devant les bords en points-mousse, mais heureusement, les irrégularités les plus honteuses et les changements de fil sont sous la boutonnière !

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Le fil que j’ai choisi – Schachenmayr SMC Soft wool – a bien fonctionné avec le choix de la taille S et les aiguilles 4 et 3.75. Je ne connais pas cette marque…Espérons qu’elle tiendra ses promesses de douceur et de tenue ! Même si j’avais fait un échantillon, c’était un peu la grande inconnue ! Le résultat est tout doux, comme son prix d’ailleurs, puisque les neuf pelotes que j’ai utilisées étaient à moitié-prix 😉 Je reconnais que le choix de la couleur est un peu triste, mais je voulais un basique-chic qui irait avec tout !

En quelques mots :

  • Un patron simple et bien écrit qui conviendra aux débutantes : Before Dark
  • 6 pelotes de SCM Soft Wool (mercerisée, lavable en machine – si j’ose – à 40!)
  • 2 paires de circulaires (4 et 3.75), des DPN (4.25)
  • Huit boutons de 20mm
  • Le tout pour environ 35 euros.

Autrement, quand je serai grande, j’en ferai peut-être une version pull, d’inspiration Antrorse. Mais, cette fois, je tâcherai d’utiliser ma tête !