Archives pour la catégorie Tricot

Pendant ce temps là…

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Premier essai en miniature d’un Grand Loup, façon Olivier Tallec, dont j’aime beaucoup le coup de crayon. On n’y est pas encore, mais j’ai là une bonne excuse pour me ravitailler en littérature jeunesse ! 😉

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Le gilet Paulie qui avance, et qui avancera bien plus encore dans les nombreux trains que je prendrai ces prochaines semaines. Prochaine carte postale : Turin, et la Vallée d’Aoste, où je m’en vais rencontrer l’auteur et les personnages du livre que je traduis depuis plusieurs mois !

Mais avant, je compte bien remettre ce cadeau de naissance à la petite Ludmila-Nour, ici après engobage (inspiré de cette image trouvée sur Pinterest). Je suis passée de la fillette aux petites couettes à la poupée russe, j’avoue.. le modelage, c’est pas facile, je n’ose même pas vous montrer ici ma première tentative tant elle fait peur… mais j’espère bien apprendre avec Grand Loup, dont vous risquez de voir débarquer ici toute une meute !

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Back for wool, and for good

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Non, vous ne rêvez pas: la laine fait son come-back sur ce blog ! J’ai repris le fil avec mes projets de voyage, car il n’y a rien de tel que de tricoter en regardant défiler les paysages. Ceci-dit, je n’ai toujours rien à vous montrer… sauf l’écharpe paternelle, prévue pour Noël 2014 et remise aux premiers jours de printemps (et dont les photos suivront bientôt). Par contre, tout comme mon envie de tricoter, mon stock de laine ne fait que grandir. Or les circonstances sont plus qu’aggravantes: je n’ai toujours pas terminé le gilet Larch, ni même entamé le fil de Schaffhouse dont je vous parlais tantôt, si ce n’est pour un échantillon en vue d’un gilet Paulie à ma taille cette fois (pas comme !).

Oui, j’avoue… j’ai à nouveau acheté de la laine. Et je ne vous parle pas de trois pelotes qui se battent en duel… mais de six écheveaux de 100 g de laine pure, magnifiques, ceux-là même qui trônent en tête de ce billet (et non, ce n’est pas moi qui ai fait le pichet.. j’aurais bien aimé cela-dit, mais comme il vient du fin fond du canton de Vaud, je me suis dit qu’il serait pas mal raccord avec la thématique « artisanat » de ce billet). Car oui, pour soulager ma conscience (et ressusciter ce blog moribond), je me suis dit que l’histoire de cette laine ferait un beau billet. Puisque je vous dis que je recycle tout.

Pour ma défense… Nous étions un 31 décembre. C’est bien connu, en 2014, j’étais encore jeune et insouciante… La période des fêtes était sur le point de se terminer et – contre toute attente – j’avais survécu. En plus, si je vous dis que nous étions en Ardèche, dans une région riche en fibres de mouton…et que des copains pas spécialement versés dans les arts de la laine m’ont emmenée voir la coopérative Ardelaine, à Saint-Pierreville, dont je n’avais entendu parler qu’une fois, sur le forum T&N, dans une discussion sur le tricot éthique. Difficile, dans ces conditions, de ne pas faire une rechute. Et puis j’ai une réputation à soigner, quand même.

Comme ils l’expliquent très bien sur leur site, que je vous invite à aller voir, cette coopérative est née d’un pari entre soixante-huitards d’horizons divers. Et quand je dis divers, c’est très divers, puisqu’il y avait au départ un architecte, une gestionnaire, un mécanicien, une institutrice, une orthophoniste, un agriculteur et un « compagnon du devoir »! En 1972, voyant que les éleveurs jetaient la laine des moutons, refusée par l’industrie, qui préférait une laine plus uniforme en grandes quantitiés, ces nouveaux aventuriers décident de réhabiliter les bâtiments d’une filature – achetée pour une bouchée de pain – et d’apprendre les métiers liés à cet artisanat. En 1982, ils créent leur coopérative, qui prône déjà les circuits courts, sans intermédiaire, (vente sur place, sur les foires et salons bio et par correspondance). Comme les affaires marchent, à partir de 1991, ils commencent à développer les activités du site et ouvrent leurs infrastructures au public… Aujourd’hui, Ardelaine, c’est 37 salariés, une filature, un musée, un café-librairie, un restaurant, une conserverie, beaucoup de belle laine et des moutons heureux. Pas mal en temps de crise, vous ne trouvez pas ?

Les photos que vous voyez ci-dessus sont le clou de la visite – j’avoue pas très folichonne, mais adaptée au public familial venu en nombre, ce qui faisait tout de même plaisir à voir. J’aurais préféré une présentation plus technique et voir les ateliers, mais ce n’était hélas possible que le dimanche pour des questions de réglementation… Vous comprenez mieux, maintenant, pourquoi je me suis rattrapée sur leur boutique. Au cas où vous vous poseriez la question, ils ne m’ont pas fait un prix en échange de ce billet, j’en ai eu pour quelque 33 euros, mais ils le valaient bien. À dire vrai, j’étais tellement conquise que je leur aurais acheté un matelas les yeux fermés… Heureusement pour mon portefeuille, je devais rentrer en train et étais déjà bien assez chargée comme ça! Si jamais, pour ne pas faire comme moi et vous informer avant de venir, je vous conseille d’aller faire un tour par cette page, où vous trouverez toutes les informations nécessaires…

En préparant ce billet (commencé il y a longtemps, du temps où je croyais pouvoir tenir mes bonnes résolutions), j’ai vu – signe de la bonne santé de cette coopérative – que des emplois étaient à pourvoir, notamment dans le domaine culturel et pédagogique, ce qui laisse penser qu’ils étofferont bientôt l’offre du musée…et, qui sait, peut-être proposeront-ils un jour des visites spéciales tricoteuses. J’avoue que j’ai failli proposer ma candidature… mais, comme dirait ma prof de poterie, pas de bol (ahah), la date limite était le 31 janvier, jour de ma visite… Plus que trop tard, donc. Une autre fois, peut-être!

Je vous souhaite un bon printemps et de belles fêtes de Pâques, pour ceux et celles qui les fêtent 😉

Oh yeah !

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Les legwarmies sont dans la boîte, la liste de mes « en cours » rétrécit, et je peux enfin aller souhaiter dignement la bienvenue à la petite Mathilde ! Vous comprendrez, en voyant le joli faire-part que m’ont envoyé ses parents, pourquoi je n’ai pas pu résister à tricoter à la vitesse de l’éclair le petit bonnet au point mousse de Purl Soho, grâce auquel j’ai réalisé mon premier pompon (espérons qu’il tienne!!). J’avoue que je ne suis pas mécontente non plus de mon emballage: la récup’ à Genève, c’est la classe! 😉

Laine utilisée :

  • Legwarmies: Drops Fabel, aiguilles 2,5 (3 pour les premiers et derniers rangs)
  • Bonnet: de la pure laine récupérée à Emmaüs, aiguilles 4,5
  • Pompon: un mélange des deux..

Hâte de les faire essayer à la grenouille..

La belle affaire

Chaque matin, j’essaie tant bien que mal, si le temps le permet et qu’il n’y a pas de vent à décorner les bœufs, de me rendre au bureau à pieds en traversant Genève. Trois quarts d’heure de promenade de bon matin, ça peut sembler long, mais c’est rien comparé à trente minutes dans le tram coincé entre un trader et une vieille fourrure qui cocotte! Ce moment est si précieux que, même en cas de panne d’oreiller, je n’hésite pas à prendre le chemin le plus long. Inutile de vous dire qu’en ce moment, je suis rarement à l’heure…

Et ça ne s’arrange pas le mercredi, jour de brocante – car ma route passe forcément sur la plaine de Plainpalais, où l’on trouve depuis peu des stocks complets (encore emballés) de belle laine suisse à des prix dérisoires! Évidemment, j’essaie d’éviter de stocker de la laine sans projet précis, mais comment résister à dix pelotes de laine vierge suisse couleur bordeaux encore dans leur emballage des années, allez… 90?

Et puis… à quoi bon lutter, de toute façon, quand on souffre d’une pénurie de pulls et de gilets, et qu’on lorgne depuis des mois sur des modèles de Ravelry comme:

Nord, le pull torsadé de Veronik Avery…

le cardigan Clarity de Gretchen Ronnevik….

… ou le gilet Astor * de Norah Gaughan (ici dans la version de Gussie)

… voire le gilet Minetta * de Kirsten Kapur, fraîchement arrivé sur Ravelry

Ça ne va pas être facile de trancher, mais comme je ne suis pas très douée en maths, il y a fort à parier que l’échantillon choisira pour moi… Mais avant, il me faudrait, idéalement, terminer les legwarmies (il ne me reste plus qu’un centimètres de côtes, une honte de procrastination), ma version de Larch, qui avance très lentement depuis qu’il s’agit de construire les épaules et que je ne sais plus très bien sur quelle taille je suis partie… et l’écharpe pour mon père, dont je vous parlais la semaine dernière!

À suivre, donc. 🙂

 * modèle gratuit, si, si!

Edit :  le lien ne fonctionne pas pour le gilet Minetta, alors je vous le donne ici

Premières neiges

Quand le Salève est sous la neige, que la ville est tranquille et que rien ne m’oblige à mettre le nez dehors, je ne connais pas meilleure bande-son que The Sound of Silence, de Simon and Garfunkel – un disque que m’a fait connaître mon père, pour lequel je tricote justement ce cache-nez (modèle Mini Herringbone Scarf, de Purl Soho), dans l’espoir de le lui offrir à Noël…

En guest, sur la photo, l’un de mes premiers plats avec un motif improvisé à l’engobe!

Quand le mois de juin prend des airs de septembre, il fait bon ressortir ses aiguilles et tricoter au rythme de la pluie qui bat contre les vitres. Ici, un snood sur le point d’être cousu dans une laine comme on en fait plus, dont j’ai achetées 6 pelotes chez Emmaüs pour trois francs six sous, avec ces sympathiques aiguilles de « grand-maman » sixties (comme on les appelle par chez moi..).

Before Dark, de Veera Välimäki, est tombé de mes aiguilles ce dimanche ! Il tombe à point nommé car, s’il faut du rose pour soigner la sinistrose, pour la grisaille, quoi de mieux que du gris-souris 🙂 ?

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Après l’avoir porté toute la semaine sans boutons, je me suis finalement décidée à les acheter et à les coudre, et voilà le travail !

Comme vous pouvez le voir, Before Dark est un gilet-veste à col montant, pratique quand on hésite entre le camp des optimistes qui s’enrhument aux premiers rayons de soleil et celui des pessimistes qui rentabilisent leur manteau d’hiver jusqu’en juin… Je peux le porter sur un T-shirt ou un pull fin, et il se glisse sans problème sous un manteau. Il ne risque donc pas de végéter dans mon armoire, celui-là !

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Le modèle est très simple. J’ai même hésité à acheter le patron et à le faire à ma sauce à dire vrai. Mais cela m’aurait pris des plombes, et je ne pouvais pas attendre. Un patron si simple et si efficace donne vraiment envie de se remettre à la création de toutes pièces..

Modifs : comme je voulais qu’il se tienne bien droit, j’ai utilisé des aiguilles plus fines pour toute la première partie au point-mousse. Les manches ont été tricotées en rond avec des aiguilles plus larges. J’ai également fait une double diminution supplémentaire pour marquer la taille – sans répercuter pour autant ce changement dans les augmentations qui suivent. Je suis un sablier, certes, mais je voulais quelque chose qui tombe comme mon manteau de style « motard » dont il sera le complément parfait lorsqu’il fera moins 40.

Au début, je grinçais un peu des dents devant les bords en points-mousse, mais heureusement, les irrégularités les plus honteuses et les changements de fil sont sous la boutonnière !

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Le fil que j’ai choisi – Schachenmayr SMC Soft wool – a bien fonctionné avec le choix de la taille S et les aiguilles 4 et 3.75. Je ne connais pas cette marque…Espérons qu’elle tiendra ses promesses de douceur et de tenue ! Même si j’avais fait un échantillon, c’était un peu la grande inconnue ! Le résultat est tout doux, comme son prix d’ailleurs, puisque les neuf pelotes que j’ai utilisées étaient à moitié-prix 😉 Je reconnais que le choix de la couleur est un peu triste, mais je voulais un basique-chic qui irait avec tout !

En quelques mots :

  • Un patron simple et bien écrit qui conviendra aux débutantes : Before Dark
  • 6 pelotes de SCM Soft Wool (mercerisée, lavable en machine – si j’ose – à 40!)
  • 2 paires de circulaires (4 et 3.75), des DPN (4.25)
  • Huit boutons de 20mm
  • Le tout pour environ 35 euros.

Autrement, quand je serai grande, j’en ferai peut-être une version pull, d’inspiration Antrorse. Mais, cette fois, je tâcherai d’utiliser ma tête !

Before Dark (-5 pelotes)

Petit update sur Before Dark, qui avance à grands pas… après moultes tergiversations. Je regrette d’avoir suivi aveuglément le patron : les bordures en point mousse ne sont pas terribles et j’aurais dû ajouter trois mailles de chaque côté, histoire de refaire les bordures de Nanook, ou simplement laisser glisser la dernière maille de chaque rang comme expliqué ici. Il faudra donc que j’ajoute un i-cord (dont il existe certainement un équivalent dans la langue française, mais la traductrice que je suis est en congé!) après coup ou y aller au crochet, comme expliqué , faute de mieux… L’occasion peut-être de trouver une jolie pelote contrastante.. ; )

La minute layette

2010 Faire Part

Devant les multiples arrivages de bébés annoncés chez mes amis d’outre-Rhin et d’outre-Sarine (et quand je dis multiple, ça veut aussi dire qu’il y aura des jumeaux!), force est de constater que je n’ai pas le choix, il faut que je m’y mette…

à la layette, bien sûr.

Voici une petite sélection, de patrons douillets, trouvés sur Ravelry, qui feraient de bien jolis cadeaux de naissance :

– Côté baby blanket, j’aime assez la couverture à chevron de Purl Soho ou encore, Malt, de Tincanknits, Et pourquoi pas un sac de couchage, tant que j’y suis ?… Soyons honnête, vu le nombre de naissances, il vaut mieux pas se lancer dans un quadruple projet boulet.

– Je dois avouer que j’ai surtout un faible pour les petites choses, par exemple les Dino Baby Boots, des petites bottines en forme de pattes de dino ? ou les Goldfish mittens, des moufles en forme de poisson… mais Was passiert s’ils naissent en été ?

– Le bonnet de naissance, par contre, c’est une valeur sûre : j’ai un faible pour l’adorable et ingénieux bonnet Foxy Hat, qu’Elizabeth Murphy, auteure du blog Sitting Tree, m’a gentiment envoyé malgré ma piètre contribution à un de ses  test-knits. Ça tombe bien, il me reste quelques pelotes couleur rouille… Mais il y a aussi le bonnet Raindrop, de Dani Sunshine, dont la construction plutôt rigolote m’inspire la sympathie.

– Et que dire de la jaquette Miss Daisy, de Lisa Chemery, si ce n’est qu’on aimerait bien avoir la même en taille adulte…? Même chose pour le cardigan Ice cream Sundae, de Dani Sunshine, mais je m’égare… et faudra un peu attendre, puisque c’est à partir de 6 ans.

Mais avant, le plus important est sans doute de terminer le faire-part promis à l’une des futures mamans, pour laquelle j’avais d’ailleurs dessiné celui-là en 2010, pour son « premier » ; )